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Ravivage de la flamme, explications Page 0

mardi 27 mai 2008, par Jean Claude Bourgeois


Le symbole de la flamme

En 1923, un journaliste, GabrieL Boissy, lance l’idée d’une flamme du souvenir sur la Tombe du Soldat Inconnu. L’idée est aussitôt approuvée par une opinion publique profondément marquée par le sacrifice de ses morts. Le 11 novembre 1923, pour la première fois, la flamme est allumée par André Maginot alors ministre de la guerre. Depuis cette date, la flamme ne s’est jamais éteinte. Chaque soir, à 18h30, la flamme est ravivée par des représentants d’associations d’anciens combattants ou d’associations dont le civisme est reconnu (telle que la Croix Rouge). Le cérémonial n’a jamais cessé, y compris pendant l’occupation, entre 1940 et 1944. C’est naturellement vers elle et vers la Tombe du Soldat Inconnu que le 11 novembre 1940, les lycéens et les étudiants parisiens se tournent. Leurs cortèges défient l’occupant. La flamme sous l’Arc de Triomphe ne manque d’évoquer pour certains la flamme de la résistance dont parlait un certain Charles de Gaulle. De nos jours, le « Tombeau du Soldat Inconnu » et la « Flamme du Souvenir » symbolisent pour tous les français mais aussi pour tous les touristes du monde entier le sacrifice de tous ceux qui sont morts sur les champs de batailles. La « Flamme du Souvenir » symbolise également l’hommage rendu à ceux qui ont donné leur vie, pour qu’aujourd’hui nous puissions vivre dans un pays libre. Enfin, depuis les jours tragiques de l’occupation, le symbole de la flamme s’est enrichi d’une charge nouvelle, celle de l’espérance dans l’avenir et de foi dans le destin de notre pays.

La Cérémonie du « Ravivage de la Flamme »

Depuis le 11 novembre 1923, tous les soirs, à 18h30, la flamme est ravivée par des représentants d’associations selon un planning établi par le comité de la flamme.

Un cérémonial précis est observé. Chaque jour, au moins deux membres du Comité, des Commissaires, sont désignés pour accueillir les Associations et ordonnancer la cérémonie.

Les Associations se réunissent soit au carrefour Champs Elysées/Balzac, soit en haut des Champs Elysées ou encore directement sur le terre-plein de l’Arc lorsqu’elles sont peu nombreuses.

Elles sont alors conduites, en défilant jusque sous l’Arc de Triomphe, porteurs de gerbes en tête, suivis des porte-drapeaux et des membres de l’association, empruntant l’allée centrale dans l’axe des Champs Elysées.

Les participants prennent place de part et d’autre de la Dalle Sacrée et les porte-drapeaux sont disposés en cercle sur la face ouest de la Dalle.

Auparavant, le commissaire et le gardien de service ont fait mettre en place le drapeau de "La Flamme", le clairon et le tambour de la Garde Républicaine. Enfin, le commissaire de la flamme et les présidents d’associations rejoignent la dalle, leur remontée est accompagnée par la sonnerie "LA FLAMME".

Les délégations sont alors invitées à déposer leur gerbe, puis en se plaçant à hauteur de la flamme, le Commissaire transmet au président le glaive en l’invitant à faire le geste de ravivage. La sonnerie "Aux Morts" retentit, les drapeaux s’inclinent, une minute de silence est observée. Lorsqu’une musique militaire (ou autre) est présente, la sonnerie "Aux Morts" est suivie du refrain de la Marseillaise.

Le président accompagné des autorités présentes vont ensemble signer le livre d’or, puis dans un geste fraternel, saluer les porte-drapeaux, les commissaires de la Flamme présents, les membres des associations et les invités alignés le long de la dalle.

Tous se retrouvent au "pied" de la Tombe et les musiciens jouent l’hymne "Honneur au Soldat Inconnu".

Ils sont ensuite raccompagnés aux chaînes par le Commissaire de service alors que la musique sonne "La Flamme".

Ce rituel est le même lorsque le général, président de "La Flamme sous l’Arc de Triomphe" est présent.

Les délégations sont alors invitées à signer le Livre.

Le Soldat Inconnu

L’ armistice, qui met fin aux combats de La première guerre mondiale, est signé le 11 novembre 1918 à Rethondes (près de Compiègne dans l’Oise).

La joie de la victoire est endeuillée par la mort de 1 500 000 hommes, jeunes pour la plupart. Bientôt partout, dans les petits villages comme dans les grandes villes, on élève des monuments aux morts et dans les entreprises, comme dans les collèges et les lycées, on appose des plaques commémoratives.

En novembre 1916, alors que la terrible bataille de Verdun est dans tous les esprits, François Simon, président du "Souvenir Français" de Rennes et de l’escorte d’honneur, émet l’idée que la France honorerait, au Panthéon, un soldat mort bravement pour la patrie. "Pourquoi la France n’ouvrirait-elle pas les portes du Panthéon à l’un de ses combattants ignorés mort bravement pour la Patrie, avec, pour inscription sur la pierre, deux mots : UN SOLDAT - deux dates : 1914 - 1917 ?

Cette inhumation d’un simple soldat sous ce dôme, où reposent tant de gloires et de génies, serait comme un symbole ; et, de plus, ce serait un hommage rendu à l’armée française tout entière." Discours au cimetière de l’Est de Rennes, le 26 novembre 1916.

Le projet est finalement adopté par Les députés Le 12 novembre 1919.

Un an plus tard, au début de novembre, le parlement décide que les restes d’un des soldats non identifiés morts au Champ d’Honneur au cours de la guerre seront inhumés sous l’Arc de Triomphe.

Huit corps de soldats français non identifiés, choisis sur Les différents secteurs du front, sont alors transportés dans la citadelle de Verdun. Le 10 novembre 1920, à 15 heures, le soldat Auguste THIN, fils d’un combattant lui-même disparu au cours de la guerre, désigne, par le dépôt d’un bouquet de fleurs, le cercueil qui doit être amené à Paris.

Le 11 novembre 1920, au matin, après une cérémonie au Panthéon, le cercueil est déposé dans une des salles de l’Arc de Triomphe aménagée en chapelle ardente. Le 28 janvier 1921, le cercueil du Soldat Inconnu est inhumé au centre de l’arche principale, face aux Champs Elysées.

Renseignements de http://www.cheminsdememoire.gouv.fr...


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