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L’UAGIF visite le musée de la police

mercredi 3 mai 2017, par Jean Paquerault


Les 25 avril et 2 mai 2017, l’UAGIF a visité le Musée de la Police implanté dans l’Hôtel de Police situé au 4 de la rue de la Montagne Sainte Geneviève à Paris dans le 5ème arrondissement.

Après avoir passés les contrôles, nous nous retrouvons dans la salle d’attente de cet hôtel de Police. Puis sommes conviés à monter au troisième étage où est installé ce musée.

Le musée est sur une partie de ce troisième étage, mais bien organisé il renferme beaucoup d’objets. Nous sommes accueillis par les personnes chargées de sa gestion. Puis notre guide conférencière commence son exposé.

Le mot police vient du grec politeia, organisation politique.

Ce musée a été créé en 1909, sur la volonté du préfet Louis Lépine. Il détient un grand nombre de documents et objets. Les premiers rassemblés à l’occasion de l’exposition de 1900, d’autres donnés ou bien acquis par le musée. Certains disparurent dans l’incendie pendant la Commune en 1871.

Le musée est réparti sur 300 m2 et organisé en cinq parties :

  • - histoire de la police parisienne,
  • - crimes et châtiments,
  • - métiers de la police,
  • - Paris en guerre,
  • - police technique et scientifique.

L’organisation nous montre l’évolution des diverses formes de police jusqu’à nos jours.

Dans la première partie est retracée l’évolution de la police parisienne. Des mannequins en habit, nous montre l’évolution de l’uniforme. Des tableaux et plans de Paris sont accrochés aux murs. Des vitrines nous présentent des livres, écrits objets anciens, un étonnant sifflet en ivoire, des cartes ancêtres de la carte d’identité.

Avant le 17ème siècle, la police et la justice étaient dans les mains du même personnage qui pourchassait les assassins et les voleurs, les jugeait et faisait appliquer la sanction. Il n’y avait aucun recours ou appel possible.

Au 17ème siècle, la ville de Paris, n’avait pas du tout l’aspect que nous lui connaissons. Les rues étaient jonchées de débris et ordures, il fallait marcher sur les côtés et non pas au centre de la rue où se trouvait une rigole charriant les eaux troubles, d’où l’expression "tenir le haut du pavé". De plus cette ville n’était pas sûre et comportait plusieurs "cours des miracles" où se rassemblait les bandes de malfrats et brigands. Pourquoi cours des miracles ? Par ce que ces brigands, le jour, allaient dans les rues affublés de maux et diverses infirmités, afin de faire la mendicité et le vol. Le soir venu, ils revenaient dans leurs cours partager leur butin du jour et comme par miracle ils perdaient leurs infirmités.

Louis XIV voulu mettre de l’ordre dans cette ville, qui par certains côtés défiait l’autorité royale. Il nomma Nicolas de La Reynie lieutenant de police, qui n’est pas une charge mais une fonction dont le titulaire est révocable. A partir de 1667, La Reynie réduisit les cours des miracles, il rassembla les quatre différentes polices de Paris pour n’en faire qu’une. Il fit paver et éclairer les rues de Paris. Il est en quelque sorte le père de la police actuelle, car c’est de cette époque que la police et la justice furent séparées.

Une autre figure de la police est Vidocq, qui après être allé au bagne fut chef de la sûreté. Une place est faite au préfet Lépine, qui est plus connu avec le concours Lépine, qu’il institua

Une saynète nous retrace la création des "Brigades du Tigre" créées par Georges Clémenceau.

Nous passons dans la partie suivante traitant le thème des crimes et châtiments où sont présentés : les différentes formes de châtiments, armes objets ayant servi d’armes du crime.

Dans une vitrine deux grands livres sont ouverts, ces sont des registres d’écrous, sur l’un, est relaté la mise sous écrou de Ravaillac. Ce qui est à remarquer est la qualité de la calligraphie des textes. Les grands criminels du passé sont abordés, avec en particulier, Landru, le docteur Petiot, sont présentés dans deux vitrines avec des documents objets, photographies.

Dans un couloir, le thème "Paris en guerre" est traité. Un grand tableau relate la guerre de 1870. Des affiches, tableaux objets, sont là pour nous montrer l’action de la police pendant la Première Guerre mondiale, des photographies abordent la Seconde guerre mondiale. Une pièce suivante traite de l’évolution des métiers de la police. Une grande photographie nous montre deux "hirondelles" avec leur casquette et leur pèlerine. Une véritable hirondelle est exposée. Ce vélo, de la marque Hirondelle, en dotation, a donné son nom aux policiers de la brigade cycliste.

Des mannequins nous montrent des uniformes féminins. Des couvre-chefs, insignes plaques, boucles de ceinturon, sont exposés, ainsi qu’une borne d’appel de Police Secours et un mannequin en tenue de démineur. La dernière partie de ce musée, traite de la police technique et scientifique, avec tout d’abord une exposition des appareils photographiques utilisés à l’époque par Bertillon, ainsi qu’une mallette contenant les outils de mensuration anthropométrique. Une scène de crime est reconstituée, notre guide nous l’explique en détail et nous détaille la procédure et le soin employés par les policiers de la police technique et scientifique pour analyser les lieux, relever les éventuelles empreintes et tout objet intéressant.

Cette visite très intéressante et riche nous a été présentée et commentée par notre guide conférencière, qui nous fit un exposé très clair et vivant. Qu’elle soit ici chaleureusement remerciée.

Photographies : UAGIF


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