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Histoire des Fortifications

Les Fortifications ( COL Ortholan )

Fortifications par le COL H. Ortholan

vendredi 4 février 2011, par Jean Claude Bourgeois


Pour la Sainte Barbe du 12 décémbre 2010, le COL ( ER ) H. Ortholan, ancien conservateur du musée de l’armée, aux Invalides, nous a présenté un conférence sur les fortifications.

J.C. Bourgeois

Ci-dessous le résumé de cette conférence par le COL H. Ortholan

Les paradoxes de la fortification dans les stratégies françaises et allemandes en 1914 et en 1940

« Ouvrage techniquement dépassé mais stratégiquement valable pour le premier, techniquement valable mais stratégiquement dépassé pour le second », ainsi pourrait être résumée en ces termes la pertinence de ces deux systèmes de fortification destinés à assurer la sécurité du territoire français entre 1874 et 1940.

Deux systèmes complets En soixante ans, la France réalise deux systèmes de fortification complets qui couvrent les frontières françaises de Nice à la mer du Nord. Leur but était de protéger la France contre un coup de force pour permettre la mobilisation et la concentration de ses armées. Ils connaissent deux destins totalement différents :

- le système Séré de Rivières, réalisé à partir de 1874, fait l’objet de travaux de modernisation jusqu’à la veille de la Grande Guerre.

- la ligne Maginot représente un investissement autrement plus lourd, réalisation technique remarquable qui connaît une existence éphémère.

Leur fonctionnement est tout à fait différent. Le système Séré de Rivières rend la manœuvre nécessaire par l’organisation de rideaux défensifs à l’Est prévoyant des intervalles non fortifiés.

La ligne Maginot se veut, au contraire, une muraille continue et d’interdiction totale au niveau de la frontière même. La mobilisation achevée, elle pourra servir de pivot de manœuvre et de base de départ pour une opération offensive.

On relève un premier paradoxe sur l’esprit dans lequel ces deux systèmes ont été voulus. Au lendemain de la défaite de 1870, il s’agissait d’assurer la protection du pays contre le vainqueur.

Au lendemain de la victoire de 1918, la France cherche à se prémunir contre le vaincu, pourtant pays ruiné et en proie à la guerre civile. Si, dans le premier cas, un relatif esprit de revanche a pu présider à la réalisation du système Séré de Rivières pour permettre à la France de reconstituer son armée en toute sécurité, dans la perspective éventuelle de « remettre ça », la ligne Maginot a été réalisée au nom du « plus jamais ça ».

Il s’agit de deux France bien différentes, celle de 1871, battue et humiliée mais ni saignée ni ruinée et cherchant à relever la tête, celle de 1918, grand vainqueur de la guerre mais ruinée, profondément meurtrie par l’épreuve et se repliant sur elle-même. L’attitude française

Le plan de concentration XVII (1913) indique que le commandement français ne mise plus sur la fortification. L’existence d’un corps de bataille disponible dès le temps de paix permet d’agir à bref délai et Joffre se comporte comme si les ouvrages de l’Est n’existaient plus. En 1939, le commandement français ne dispose plus d’un corps de bataille prêt dès le temps de paix, autant en raison des classes creuses que de la durée d’un service militaire à un an. En conséquence, la ligne Maginot est la donnée essentielle de la montée en puissance des armées. Mais, paradoxe encore, c’est la France qui déclare la guerre à l’Allemagne. Ensuite, la durée de la campagne de Pologne lui donne largement le temps de mobiliser et, en ce sens, la ligne Maginot n’a pas eu à jouer le rôle protecteur pour lequel elle avait été conçue.

La perception allemande Autre paradoxe, alors que le commandement français finit, en 1913, par délaisser le système Séré de Rivières, le Grand état-major allemand en fait une donnée de plus en plus importante qui le conduit à élaborer le plan Schlieffen. Depuis la signature des premiers accords militaires, en 1892, liant la France et la Russie, l’Allemagne de Guillaume II a la certitude de faire la guerre sur deux fronts si elle la déclare à l’un d’eux.

Après bien des hésitations, le commandement allemand décide de battre la France en premier avant de se retourner, toutes forces réunies, contre la Russie. Cela supposait faire vite. D’où la décision de contourner les rideaux défensifs de l’Est, partie la plus solide du système Séré de Rivières, en passant par la Belgique, quitte à faire un pari discutable sur l’intervention britannique.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, la configuration stratégique européenne est toute autre. L’Allemagne d’Hitler n’envisage la guerre que sur un seul front, à l’Est, contre la Russie. Or, en envahissant la Pologne, elle provoque l’entrée en guerre contre elle de la France et de la Grande-Bretagne et Hitler se voit contraint d’intervenir d’abord à l’Ouest avant de se retourner à l’Est. D’où, là aussi, la nécessité d’obtenir une victoire à la fois rapide et sans appel. Dans cette situation qu’Hitler n’avait pas prévue, que pèse la ligne Maginot ?

Une étude prescrite par le Führer, dans la seconde moitié de septembre 1939, alors que la campagne de Pologne touche à sa fin, conclut à l’impossibilité de percer la ligne Maginot avant 1942 parce que l’armée allemande ne dispose pas de l’artillerie lourde nécessaire. Fin septembre, début octobre, Hitler décide sans hésiter de contourner la ligne Maginot par la Hollande et la Belgique. Un premier plan consiste à foncer vers la Manche. Les grandes formations blindées ou motorisées pourront alors bénéficier des possibilités de progression rapide offertes par les plaines du Nord. Par voie de conséquence, le percement de la ligne Maginot ne se pose plus. Mais ce plan présente l’inconvénient majeur de ne pas conduite à une victoire totale, indispensable pour avoir les mains libres à l’Ouest.

En novembre 1939, le général von Manstein fait part au général Guderian de son idée de foncer avec de puissantes forces blindées à travers le Luxembourg et la Belgique méridionale vers Sedan. En coupant en deux les armées alliées et en les prenant à revers, la manœuvre permettrait de les anéantir et d’obtenir la décision recherchée.

Guderian fait alors procéder à des études minutieuses des fortifications frontalières à partir de photos aériennes. Entre Montmédy et Sedan, la très puissante ligne Maginot faisait place à un système plus faible appelé par les Allemands ligne Maginot « prolongée », ou « allégée ».

Comme proposé par von Manstein, une armée et un groupe blindé, composé de deux corps motorisés réunissant cinq Panzerdivisions, foncerait jusqu’à la Somme inférieure. Une deuxième armée flanquerait la gauche du mouvement et serait en mesure de prendre la ligne Maginot à revers. Une troisième procèderait à une démonstration frontale. Dans les faits Les plans d’opérations allemands reposaient donc chaque fois sur le contournement des défenses de l’Est, sans doute excessivement fortifiées. Si la manœuvre n’est pas la même, elle relève chaque fois du coup de poker.

En 1914, en empruntant cette zone traditionnelle d’invasion, le Grand état-major allemand escomptait, en disposant d’une large supériorité numérique, balayer toute résistance pour ensuite, dans un vaste mouvement tournant, enrouler l’armée française sur elle-même et la rabattre sur les rideaux défensifs de l’Est. Il échoue certainement en raison de la trop grande ampleur du mouvement, parce que les Allemands se sont montrés trop sûrs d’eux, et surtout parce qu’en face le général Joffre a compris le piège. Celui-ci, qui ne mise plus sur les fortifications de l’Est, est libre de sa manœuvre, quitte à faire appel à elles au moment de la retraite. Il s’appuie alors sur le camp retranché de Verdun, qu’il n’exclue pas cependant d’abandonner s’il fallait retraiter encore davantage pour échanger du temps contre du terrain. En fait, il a su s’adapter. Après les échecs aux frontières, ces fortifications jouent cependant un rôle en couvrant le flanc droit des armées françaises au moment du redressement de la Marne avec la belle résistance du fort de Troyon, du 8 au 13 septembre. Ce succès démontre que les rideaux défensifs ont eu quand même leur utilité.

En 1940, les Allemands ont attiré les forces alliées en Belgique et les ont tournées en parvenant à percer à Sedan. Le commandement français ne sait pas voir le piège au moment où ses reconnaissances aériennes constatent la montée en ligne des unités allemandes dans les Ardennes. Cette manœuvre risquée ne doit ensuite son succès qu’à l’audace de Guderian. Elle réussit car le rythme rapide des opérations ne donne pas le temps de réagir. Prises à revers, les armées françaises ne disposent plus d’espace de recul. Dès lors, la contribution de la ligne Maginot à la bataille est nulle. Puis, dans la phase suivante, les armées allemandes la prennent à revers. Certes, les tentatives pour la percer échouent, notamment celle du 14 juin au niveau de Sarralbe, mais ces succès ponctuels ne remettent pas en question la manœuvre générale. Quels enseignements ? La France de 1914 avait mis six semaines pour se rétablir, c’est le temps qui a suffi aux Allemands pour battre celle de 1940. Quelles leçons faut-il en retirer ? Ces deux campagnes démontrent que faire reposer la sécurité d’un pays sur et uniquement un système fortifié complet préjuge des choix d’un ennemi qui s’attachera forcément à éviter de faire ce que l’on attendait de lui. Dans ses mémoires, Victoire perdues, le maréchal von Manstein faisait observer que les Allemands n’avaient pas plus l’intention, en 1939-1940, de se précipiter sur la ligne Maginot qu’ils ne l’avaient eue, en 1914, contre les rideaux défensifs Verdun-Toul-Nancy-Epinal. Si, dans les deux cas, ils n’ont pas considéré que ces systèmes étaient infranchissables, seul les délais les en ont dissuadés. En conséquence, ils ont été conduits à faire bon marché de la neutralité belge.

Quid de la frontière du Nord ? Cette considération amène à se poser alors une question : était-il possible de défendre la frontière du Nord ?

Si l’on regarde l’histoire, on constate qu’elle n’a été défendue correctement que sous Louis XIV, avec le pré carré de Vauban. Cette défense reposait sur des villes place-fortes et le Nord de la France n’était pas encore le bassin industriel qu’il est devenu plus tard.

Par la suite, neutralité belge ou non, les deux systèmes défensifs évoqués ont en commun d’avoir insuffisamment fortifié la zone traditionnelle d’invasion de la France.

En 1874, le général Séré de Rivières renonce à un système défensif continu en raison du relief. Il se limite à défendre les vallées, Scarpe, Escaut et Sambre, pour mieux canaliser l’ennemi sur celle de l’Oise. Cependant, les Allemands s’étaient donnés les moyens de réduire les places rencontrées avec une puissante artillerie mobile de siège. De plus, ces places n’ont pas été modernisées.

Quant à la ligne Maginot, on renonce, dès le début, à fortifier la frontière du Nord. Une étude effectuée en 1923 montre qu’en raison de l’existence du bassin industriel du Nord, il n’était pas possible de réaliser une ligne d’ouvrages collant à la frontière comparable à celle qui le sera par exemple le long du Rhin et de la frontière luxembourgeoise.

Soit elle était réalisée en territoire belge, ce qui n’était pas envisageable, soit en arrière, choix qui obligeait, en s’écartant de la frontière, à abandonner le bassin industriel à l’ennemi.

En décembre 1926, le maréchal Pétain considère que la question de savoir si l’on devait fortifier ou non la frontière du Nord n’avait pas une grande importance. Il est vrai qu’à cette époque, l’armée française occupait toujours la rive gauche du Rhin et il n’existait pas encore de divisions blindées ou motorisées. On pensait en outre qu’il serait « impolitique » de fortifier notre frontière du Nord pour abriter une artillerie qui porterait forcément jusqu’en territoire belge.

Et début 1927, on décide de se borner, en temps de paix, à quelques travaux sommaires de points d’appui pour jalonner la base de départ de nos armées en prévision de leur avance en territoire belge. Or, le contexte politique européen évolue plus vite que le temps nécessaire aux prises de décision, ainsi qu’à l’étude et à la réalisation de la ligne Maginot. En juin 1930, les troupes françaises se retirent de Rhénanie, cinq ans avant le temps prévu par le traité de Versailles. En outre, la crise de 1929, réduit les possibilités financières du pays à suivre le coût d’un projet aussi ambitieux. Enfin, en 1932, le général Gamelin, alors chef d’état-major de l’armée, donne lecture d’une lettre de Pétain dans laquelle celui-ci s’opposait toujours à la fortification de la frontière du Nord.

Comme en outre, les Ardennes belges et luxembourgeoises étaient considérées comme infranchissables par des unités motorisées ou mécanisées, on comprend mieux la suite. Les Allemands ont su saisir leur chance en leur temps. Compte tenu de l’évolution prodigieuse des techniques, il n’était plus possible de faire un pari à long terme sur ce que l’on pouvait attendre d’un système fortifié complet.

Le système Séré de Rivières, réalisé au lendemain de la guerre de 1870, répondait aux conditions stratégiques du moment, valables tant que l’armée française ne s’était pas suffisamment refaite. Ensuite, 43 ans de veillée d’armes avaient donné le temps aux chefs militaires de prendre du recul. L’obsolescence du système Séré de Rivières et la montée en puissance de l’armée française ont marché de pair.

La ligne Maginot a peut-être répondu aussi à la situation stratégique du moment, mais plus encore à la France du moment : lourd héritage de la Grande Guerre, pacifisme, classes creuses. Il aurait fallu qu’une génération passe, comme ce fut le cas de 1874 à 1914, pour prendre du recul sur la pertinence d’un tel système et éventuellement s’en dégager.

En vingt ans, entre 1919 et 1939, cela n’a pas été possible. La France a donc été prise de vitesse par l’invasion de la Pologne. La très moderne ligne Maginot s’est trouvée stratégiquement dépassée autant par l’audace de l’adversaire que parce que la modernisation de l’armée n’avait pas été en rapport et parce que la pensée militaire française reposait encore sur les principes de la guerre précédente : lente, processionnelle et sans imagination.

Pour bien montrer que le débat pouvait pourtant évoluer, on voit le capitaine de Gaulle publier, en 1925, dans la Revue militaire française un article dans lequel il se montre un chaud partisan de la fortification des frontières. « … En matière d’organisation défensive, le sentiment de la continuité de notre histoire conduit à cette conclusion : la fortification de son territoire est, pour la France, une nécessité nationale permanente. » Mais c’était en 1925. Dix ans après, en 1934, comprenant les possibilités qu’offrait le développement technique, il publiait Vers l’armée de métier.

Enfin, on ne peut rendre la ligne Maginot responsable des capitulations politiques successives des dirigeants français dès la prise de pouvoir par Hitler pas plus que des erreurs de doctrine relatives à l’emploi d’une armée moderne en campagne. De plus, le général Gamelin a hypothéqué, en mars 1940, la seule réserve dont il disposait en voulant tendre la main aux Néerlandais, variante « Breda » du plan « Dyle » qui consistait à se porter, en territoire belge, au-devant de l’invasion allemande. Si tel n’avait pas été le cas, il aurait eu les moyens de contrer la percée de Sedan et peut-être, à ce moment-là, la ligne Maginot aurait-elle pu jouer un rôle. Considérations hexagonales

La France est, globalement, dans ses frontières depuis trois siècles, depuis la fin du XVIIe siècle, et elle est le seul pays d’Europe à avoir construit successivement trois systèmes défensifs complets le long de ses frontières : Vauban, Séré de Rivières, Maginot. Sous le règne de Louis XIV, en tendant vers ce qu’elle considérait comme ses frontières naturelles, la France prend la configuration hexagonale actuelle qui est pratiquement achevée vers 1690. Jusqu’à nos jours, ce tracé extérieur n’est que très peu modifié (rattachement du comté de Nice et du duché de Savoie en 1860 par exemple). Ce n’est le cas d’aucun pays d’Europe centrale dont les frontières n’ont cessé de se modifier considérablement et qui changeaient encore au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.

Certes, ces pays ont fortifié. Ils ont fortifié, essentiellement dans les années 1870-1914, au fur et à mesure de la naissance de nouveaux États : Italie, Allemagne, Roumanie, Belgique…. Mais il faut reconnaître qu’ils n’ont pas fortifié dans les mêmes proportions que la France. Ils ont dû tenir compte de frontières sans cesse mouvantes qui rendaient impossible une attitude comparable à celle de la France. Les ouvrages qu’ils réalisent sont beaucoup plus des places de manœuvre ou d’interdiction que des ensembles destinés à « fermer » des frontières qui changeaient tout le temps.

Pour en revenir à la France, on peut dire qu’il y a eu, dès le règne de Louis XIV, « sanctuarisation » de notre territoire, attitude qui s’est confirmée au cours des siècles. Ceci explique, les raisons pour lesquelles nous avons autant fortifié.

Cette sanctuarisation du territoire national a trouvé son aboutissement, aujourd’hui, dans la dissuasion nucléaire. Dans cette sanctuarisation, le problème majeur était, à l’époque, celui, déjà évoqué, de la frontière du Nord. Très proche de Paris, elle était le talon d’Achille des défenses françaises. Le pré carré a cherché à apporter une solution en son temps. Plus tard, la neutralité belge pouvait en être une autre, mais on voit ce que cela a donné en 1914 et en 1940.

La seule fois où la frontière du Nord est correctement défendue est sous Louis XIV. Durant la guerre de succession d’Espagne, au terme de quatre ans de campagnes, les Impériaux n’avaient toujours pas percé le système défensif du pré carré. En 1914 et en 1940, la frontière du Nord n’est pas sérieusement défendue, alors que la frontière commune avec l’Allemagne l’est excessivement. D’où la suite.

On peut, bien sûr, regretter que la France ait autant fortifié, eu égard le coût correspondant chaque fois, et surtout en considérant les résultats obtenus. Mais, c’est un constat. Ensuite, la sécurité d’un pays a un coût. C’est là que l’on peut discuter la pertinence des choix de notre histoire. C’est là aussi qu’il faut se placer dans les mentalités de l’époque. Quelle perception de la menace nos anciens avaient-ils chaque fois ?

Rien n’est linéaire dans tout cela. Sous l’Ancien Régime, nous disposions d’une armée de campagne qui permettait de porter la guerre au-delà du pré carré. Au XIXe siècle nous avons une armée qui se comporte, dès 1823, comme un corps expéditionnaire et, dans un premier temps, la France ne se sent pas menacée aux frontières. Aussi, elle fortifie peu, ou pas. Ensuite, une menace de conflagration européenne, en 1840, conduit à réaliser le camp retranché de Paris (ceinture Thiers) et celui de Lyon. Sous le Second Empire, les places sont à peine entretenues et l’armée en campagne ne cesse de remporter des victoires. Mais, en 1870, nous sommes battus. Après l’annexion des provinces de l’Est, la France n’a plus d’armée digne de ce nom et nous fortifions. Mais dès que l’armée française est refaite, nous nous affranchissons, en 1913, du système Séré de Rivières. Après 1918, le pays est vainqueur et ruiné, et l’on construit la ligne Maginot.

Dans le rôle attendu d’elle, cette ligne était considérée comme « amortie » si elle avait permis la montée en puissance de nos armées. C’est peut-être là, à l’époque, le malentendu.

Colonel (er) Henri Ortholan Membre de l’UAGIF

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Conférencier COL Ortholan félicité par le Général J.J. Rigoux et le président J.C. Bourgeois

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