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Septembre 2010 : Visite de Lavardin ; de Montoire

vendredi 22 octobre 2010, par Jean Claude Bourgeois


Dans le cadre de la visite chez notre camarade J. Thienard ; , nous avons profité de la proximité de Lavardin et de Montoire pour terminer la journée.

Lavardin Un site préhistorique Bien avant l’aube de notre histoire, aux temps les plus reculés de l’humanité, l’emplacement de Lavardin était déjà connu.

La configuration du site, avec sa rivière paisible bordée d’un long coteau crayeux, et le voisinage d’une forêt giboyeuse, explique que l’homme s’y fixa dès les temps les plus reculés de la préhistoire, occupant les terrasses dégagées par le Loir et les grottes aménagées dans le calcaire. Des silex taillés du paléolithique supérieur jusqu’aux haches blondes et polies du néolithique, les nombreux outils trouvés sur place témoignent de cette occupation du lieu, précoce et dès lors, ininterrompue.

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Face aux ruines imposantes du château se dresse la modeste église de Lavardin. Edifice complexe dont la datation reste discutée, sa construction a probablement débuté dans la première moitié du XIe siècle vers 1040 et s’est étalée sur deux siècles, jusqu’à l’époque gothique.

L’église s’ouvre au couchant (ouest) par un clocher-porche de forme carré, qui est une des singularités majeures de l’édifice. Le portail a été remanié au XVe siècle. Au dessus de la porte, deux baies romanes en parties murées, probalement du temps de Henri IV.

Les murs extérieures de la nef sont ornés de colonnettes et de modillons qui devaient être sculptés, corbeaux sculptés de têtes grimançantes. Il faut faire patiemment le tour de l’église pour en chercher les pierres sculptées incluses dans les murs, notamment le curieux serpent (dragon ?)du mur nord (voir photo). Sans doute s’agit-il là de pierre deremploi provenant de l’église primitive, mérovingienne ou carolingienne.

A l’intérieur, la nef est couverte d’une voûte lambrissée à couvre joints dissimulant la charpente. Les cinq grandes arcades en plein cintre reposent sur des piles carrées ornées d’un bandeau à décor de feuillages ou d’animaux fantastiques.

Le choeur, en demi-coupole, est précédé d’une travée droite à deux arcades reposant sur des colonnes rondes dont les chapitaux (voir photo) parfois à peine ébauchés pourraient être, eux aussi, des remplois d’éléments de l’église antérieure.


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