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Incinérateur d’ordures de Massy

vendredi 26 mars 2010, par Jean Claude Bourgeois


Le 25 mars 2010, quelques adhérents de l’ UAGIF visitaient l’incinérateur d’ordures de Massy, suite à la proposition du secrétariat (J.C. et YV. Bourgeois )

Madame Grémillard responsable SIMACUR, avec son équipe nous accueillaient à Massy, route de la Bonde, pour un exposé sur le traitement des ordures .

Depuis près de 50 ans, le SIMACUR gère le chauffage urbain sur Massy et Antony et, depuis 1986, a élargi ses compétences au traitement des déchets.

Le SIMACUR traite ainsi les déchets pour les habitants de Massy et de Chilly-Mazarin et des villes membres de la Communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre : Antony, Bourg la Reine, Châtenay-Malabry, Le Plessis-Robinson, Sceaux, Verrières-le-Buisson et Wissous.

Le SIMACUR privilégie la maîtrise des coûts et la valorisation des déchets à travers une démarche multi-filière (valorisation matière : recyclage, compostage ; valorisation énergétique : incinération)

Poste mélange ordures

Brûleur incinérateur

Résidus incinération

Terrain résidus

Traitement des fumées

Voir http://www.simacur.fr/

J.C. Bourgeois

Visite d’une usine d’incinération des ordures ménagères à Massy Le 25 mars 2010 en matinée un groupe de onze adhérents et accompagnants de l’UAGIF a visité les installations de la société CURMA ( Chauffage Urbain Antony-Massy) , elle fait partie du groupe GDF-SUEZ Energies Services via sa filiale COFELY dont l’activité principale est le chauffage urbain. Avec un effectif de 43 personnes. CURMA a deux activités : La production et la distribution d’énergie, activités principales. Le traitement et la valorisation des déchets ménagers . Traitement : Les déchets sont brûlés et les fumées sont traitées pour éviter ou diminuer la pollution. Valorisation : Elle permet de récupérer l’énergie de l’incinération et de chauffer des locaux. CURMA a un contrat de 24 ans avec le SIMACUR créé en 1960 ; c’était à l’origine un syndicat de chauffage intercommunal regroupant Massy et Antony. Avec la construction en 1986 de l’usine d’incinération localisée à Massy le syndicat a progressivement élargi ses compétences au traitement des déchets. Le 27 mai 2005 le SIMACUR est devenu le Syndicat Mixte de Massy-Antony-Hauts de Bièvre pour le chauffage urbain et le traitement des résidus ménagers. Pour sa compétence « traitement des déchets », le SIMACUR s’est étendu à la Communauté d’Agglomération des Hauts-de –Bièvre. Depuis le 1er mai 2009, le SIMACUR est devenu le Syndicat Mixte de Massy-Antony-Hauts de Bièvre-Chilly-Mazarin pour le chauffage urbain et le traitement des résidus ménagers, la commune de Chilly-Mazarin ayant adhéré pour la compétence « traitement des déchets ». Les Centrales de Production : Elles permettent de produire la chaleur nécessaire au fonctionnement du réseau ; cette chaleur est produite par les usines d’incinération des ordures ménagères(UIOM), les biogaz issus de la fermentation organique, les fuels, les gaz, le charbon, les cogénérations (production à la fois de la chaleur et de l’électricité) et les tri générations (électricité, chaleur et froid combinés) la géothermie, le solaire…Et peut-être dans l’avenir les piles à combustibles. La chaleur est obtenue par des chaudières classiques à brûleurs, des moteurs à gaz (MAG) ou des turbines à gaz (TAG). Cette chaleur peut être véhiculée sous trois formes distinctes : l’eau chaude (température maxi. 110°c), l’eau surchauffée vers 180°c maintenue sous pression et la vapeur qui ne nécessite pas de pompe pour sa circulation dans le réseau contrairement aux réseaux à eau. Sur le réseau de chauffage urbain de Massy-Antony on trouve deux centrales de production de chaleur : La chaufferie n°1 : UIOM en ZI de la Bonde à Massy Deux chaudières à LFC (lit fluidifié circulant) et deux chaudières au fuel domestique en secours. Cette usine permet de traiter 85 000 tonnes d’ordures ménagères par an qui valorisent 38 000 MWh par an ; la puissance thermique installée est de 2 fois 11MWth. Production de vapeur : A l’origine (1986) c’est seulement une usine d’incinération avec un four sans valorisation de la chaleur . L’usine actuelle est équipée de deux fours. Dix huit personnes travaillent en équipe de quart de trois personnes : une pour le chargement/alimentation des fours, une pour la conduite des installations et une pour la petite maintenance. Avec un arrêt technique par an d’une semaine pour chaque four. La chaufferie à gaz prend le relais pendant ces périodes. Traitement des fumées : Il est effectué par voie sèche, c’est-à-dire sans rejet liquide ; ce choix technologique résulte de l’anticipation de la loi sur l’eau plus contraignante sur le retraitement des eaux. Le principe du nouveau traitement des fumées consiste en une tour de refroidissement où les fumées passent de 240°C à 180°C pour effectuer : Un premier traitement avec injection de réactifs : du bicarbonate de soude permettant de traiter les chlorures d’hydrogène(HCl) et les oxydes de soufre(SO2) et du charbon actif pour traiter les dioxines, furanes et métaux lourds. Un filtre pour dépoussiérer les fumées. Un second traitement après le réchauffage des fumées permet de réduire les oxydes d’azote. Ces résidus des fumées d’incinération d’ordures ménagères sont les REFIOM . La chaufferie n°2 : « Gaz naturel » Victor Basch à Massy Cette chaufferie fait l’appoint du chauffage en période d’hiver et lors des inter-saisons. Elle est composée de deux chaudières au gaz naturel de 22 MWth chacune et produit de l’eau surchauffée. Bilan énergétique : L’incinération représente 40% à 50% de l’énergie produite. Les deux chaudières de Massy-Antony produisent environ chaque année 250 000MWh (en 2007), représentant 23 000 équivalent-logements de type moyen F3, qui se répartissent en : 104 200 MWh produits par l’UIOM, 50 000 MWh produits par le bois, 75 150 MWh par le charbon, 19 150 MWh produits par le gaz naturel, 1 500 MWh produits par le fuel lourd. Sur ces 250 000 MWh de chaleur distribués sur le réseau, la CURMA vend environ 217 300 MWh de chaleur à ses clients qui se répartissent comme suit : 164 600 MWh de chaleur utilisée pour le chauffage, soit 76% et 52 700 MWh de chaleur utilisée pour l’eau chaude sanitaire(ECS) soit 24%. Les différents modes de traitement proposés par le SIMACUR Incinération et valorisation énergétique : Avec une tonne d’ordures ménagères on obtient 250 kg de mâchefer contenant environ 22 kg de métaux ferreux et non-ferreux qui sont recyclés,le reste est valorisé en technique routière ; de 30 à 50 kg de REFIOM transférés vers des installations de remblaiement des cavités de mines de sel exploitées en Allemagne. L’énergie contenue dans une tonne d’ordures ménagères équivaut à celle de 350 kg de charbon ou 200 litres de pétrole. Tri et Valorisation matière : Le principe des collectes sélectives a été institué par le décret n°92-377 du 1er avril 1992 dans le but de recycler ce qui peut l’être. Les déchets issus de la collecte sélective sont orientés vers un centre de tri ou de transfert puis triés selon les catégories suivantes :Acier, Aluminium, Papier-carton d’emballages, Plastiques, Verre. Ces produits recyclés deviennent pour l’acier : Les boîtes de conserve ( 50% de l’acier produit est maintenant issu du recyclage) ; l’aluminium : pièces de fonderie pour l’automobile (blocs moteurs) ; les plastiques : nouveaux flacons, matériels urbains, fibres textiles pour pulls. ; Le verre : bouteilles ; Les emballages carton : pour le carton ; Les journaux magazine : pour les journaux. Le SIMACUR a passé un contrat avec Eco-Emballages pour le soutien financier à la reprise des matériaux en vue du recyclage et avec EcoFolio pour un soutien financier ( traitement du papier ). Compostage – Valorisation organique. Les déchets végétaux sont orientés vers des plates-formes de compostage qui permettent d’obtenir en une durée minimale de 4 à 6 mois un compost de haute qualité valorisable en agriculture ou en aménagement paysager . Valorisation du bois de déchetterie. Le bois de la déchetterie de la Communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre est destiné pour son énergie après tri et broyage à être valorisé dans des chaufferies sur deux sites industriels. Le bois non valorisable est mis en centre d’enfouissement. Enfouissement. Les déchets non valorisables sont enfouis dans des centres spécialisés. Traitement des déchets dangereux. Les déchets dangereux collectés en déchetterie ou lors de passage de camions spéciaux sont apportés vers un centre de regroupement puis repris par des entreprises spécialisées afin de leur faire subir des traitements appropriés selon leur nature (traitements thermiques, physico-chimiques par exemple). N.B. Texte extrait des présentations des deux organismes de CURMA et SIMACUR.

Texte de C. Roy et B. Roz


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