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La légion étrangère - Les unités de Génie-Légion en Indochine

vendredi 10 juillet 2009, par Jean Claude Bourgeois


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Recensement des anciens du Génie-Légion

L’année 2009 a été choisie par le général de la Légion étrangère pour honorer les unités de génie-légion.

Tous ceux qui ont servi dans des unités de génie-légion étaient invités à participer à cette cérémonie.

Une cérémonie a donc eu lieu à Aubagne le 30 juin à cet effet.

D’après les informations reçues, elle devait rassembler l’ensemble des emblèmes, drapeaux et fanions des unités de génie-légion, actuelles ou dissoutes, mais seuls les drapeaux des 1er RE, des 1er et 2ème REG étaient présents (Détails sur espace adhérents).

Le 30 juin 2009, la place d’armes du quartier Vienot a été le lieu d’une prise d’armes célébrant deux anniversaires : celui d’une part, du 25ème anniversaire de la création du 1er régiment étranger du génie Légion et celui, d’autre part, du 10ème anniversaire de la création du 2ème régiment étranger de génie.

Dans son ultime ordre du jour en tant que COMLE, le général PICHOT DE CHAMPFLEURY qui effectuait dans le même temps ses adieux à la Légion Etrangère, a souligné avec vigueur et conviction la place désormais incontournable des deux régiments de génie au sein de la Légion Etrangère. Ces derniers, bien que relativement récents dans la famille Légion, sont, a-t-il souligné, la preuve très concrète de la force et de la détermination de la Légion Etrangère mais aussi et surtout, la marque de son culte de la mission et de sa faculté d’adaptation.

Engagés sur tous les théâtres d’opérations de l’armée française, ces deux régiments n’ont fait que perpétuer à l’époque moderne, une longue tradition née avec la Légion Etrangère qui fait du légionnaire un soldat et un bâtisseur.

Héritiers des légionnaires bâtisseurs de la conquête de l’Algérie, des sapeurs pionniers du 3ème étranger qui percèrent le tunnel de FOUM ZABEL, des légionnaires du 5ème régiment étranger qui construisirent le centre d’essais nucléaires de Mururoa, les légionnaires sapeurs du 1er et du 2ème REG sont aussi les dignes héritiers des légionnaires du terrible siège de Sébastopol, des légionnaires des compagnies de génie Légion d’Indochine qui aux côtés de leurs frères d’armes des autres régiments étrangers payèrent un lourd tribut au cours de ce sanglant conflit.

Les sapeurs légionnaires en Indochine "Place aux bâtisseurs !" Telle fut la consigne donnée par le général d’armée de Lattre de Tassigny à tout le corps expéditionnaire d’Indochine.

Sur cette terre française d’Asie, dans l’ombre des grandes et prestigieuses unités de Légion comme le 2ème, 3ème, 5ème REI, 13ème DBLE, 1er et 2ème BEP, une pléiades de petites unités légionnaires ont déployé une activité inlassable. Ces unités, généralement mal connues des légionnaires, ont été à la base du bon fonctionnement des régiments étrangers et des succès contre le Vietminh.

Disséminées sur l’ensemble du territoire indochinois, les compagnies de transport, de réparation et de génie de la Légion étrangère travaillaient jour et nuit à la remise en état du matériel, à l’entretien et à la réfection des ponts et des routes, à l’acheminement du ravitaillement vers les postes les plus isolés. Lorsque les Viets font sauter un pont ou coupent une route, c’est au Génie d’intervenir !

Le travail est pénible au milieu d’embûches de toutes sortes. Il faut bien souvent abandonner engins, portières, outils et prendre le fusil pour défendre le chantier. Continuellement sur les routes, dans la boue ou la poussière, mains crispées sur le volant, le visage contracté par la fatigue et l’angoisse, les yeux rivés au sol cherchant à déceler la mine traîtresse, l’oreille tendue, toujours prêt à entendre au détour de la route le déclenchement de l’embuscade, le fusil à portée de main.

Parmi les innombrables travaux du génie, il faut également mentionner l’implantation essentielle sur le plan tactique de nombreux terrains d’aviations. Le déminage et la neutralisation de pièges sont communs à toutes les unités de Génie Légion. En quelques années, avec le développement du conflit, le Génie d’Extrême Orient prend l’allure d’une arme et d’un service de théâtre d’opérations. Au plus fort du conflit, ses effectifs culmineront à 433 officiers, 1776 sous-officiers et 6222 gradés et hommes de troupe. Au total, la grenade à 7 flammes orne les fanions et insignes de 18 unités de Génie Légion en Indochine, du bataillon à la compagnie parmi lesquelles on trouve le peloton mécanique d’Extrême orient, les sections de bateaux pliants ou les compagnies de bateaux blindés et de camions bennes. Dès 1946, ces unités de Génie Légion ont participé à toutes les opérations majeures de la guerre.

Articles du site du 2 ème REG

Le 2ème REG a reçu en héritage le patrimoine historique exposé essentiellement en salle d’honneur et les traditions de ces dix huit formations du génie de la Légion étrangère auxquelles rend hommage le chant du Régiment.

Une unité génie-légion en Indochine : le 26 ème bataillon du génie -légion

Ordre du jour n° 2 du commandant le Génie en extrême - orient.

Le 26 ème bataillon du génie-légion, bataillon d’entretien a été créé en Indochine en 1952, et était stationné à Saïgon. Il a été dissous en mars 1956.

Le 26 ème bataillon du génie-légion a assuré pendant 4 années, le maintien en condition du matériel du génie du sud Vietnam. Il entreprend dès sa création d’importants travaux de terrassement, principalement sur les chantiers de Pnom-Penh, Parse, Cump, Binh Me Thout, Damber, Loc-Binh, Bien-Hoia, Dau-Tieng.

Il aménage les terrains et les casernements du dépôt d’essence et du parc principal du génie à Hanh-Trong-Tay. Il appuie de ses moyens mécaniques les opérations Clairière, Armagnac, Jura, Béarn, Drôme.

A la fin de l’ année 1953, plus de 4 600 000 m2 sot débroussaillés et 400 000 m2 sont nivelés par ses soins.

En 1954, dans le cadre de l’opération Atlante, il construit plusieurs pistes d’envol pour Dakota et Morane. Il implante et approvisionne les pars opérationnels de Pleiku et An-Khe, et rétablit de nombreux itinéraires.

Après le cessez-le -feu et le retrait des forces du nord Vietnam, son effort porte essentiellement sur la réception, le stockage et la réexpédition de plus de 150 000 tonnes de matériel.

Par la mise en oeuvre à outrance et l’emploi judicieux de tous ses moyens, le 26 è bataillon a contribué efficacement au succès des opérations auxquelles il a participé.

Au prix des pires difficultés, grâce à un labeur soutenu et acharné, les sapeurs légionnaires du 26ème bataillon du génie-légion ont rempli leur mission ingrate et obscure, d’équiper les arrières à la satisfaction générale

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Crédits photos J.C. Bourgeois


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